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Peut-on détecter les mensonges en observant les comportements non-verbaux du menteur ?

Comment détecter les mensonges en observant les comportements non-verbaux du menteur?

Quelle définition peut-on donner du mensonge ?

Un menteur est une personne qui a l’intention délibérée d’abuser une autre personne, sans donner le moindre avertissement et sans que la victime lui ait demandé d’agir ainsi. Le menteur connaît la vérité. Il a le choix de la dire ou pas.

Quels sont les types du mensonge ?

Deux types d’attitude nous incitent à mentir. La première est égoïste, la seconde altruiste.

Les mensonges égoïstes :

– donner une bonne image de soi (ou protéger son image aux yeux d’un interlocuteur) ;

– obtenir un avantage ;

– éviter une punition (quand on est un enfant), un conflit ou une rupture (quand on est un adulte).

Les mensonges altruistes :

– ne pas faire de la peine ou faire plaisir.

LES FORMES :

L’on peut choisir de mentir par omission (ne rien dire) ou en falsifiant la réalité.

LES TYPES :

Le mensonge peut porter sur des faits qui ne se sont pas déroulés, sur des émotions que nous ne ressentons pas, sur des opinions qui ne sont pas les nôtres.

LES NATURES :

Un mensonge peut être anodin ou beaucoup plus compromettant (pour l’émetteur comme pour la cible du mensonge).

La Synergologie

Cette discipline ne permet pas de détecter les mensonges mais elle met en avant le non-dit. Comme nous l’avons vu plus haut, il y a plusieurs formes de types « mensonges » et il est difficile de compromettre une personne si elle ne veut rien dire.

Un synergologue « spécialiste du langage corporel » va prendre en compte le contexte, l’environnement et l’identité corporelle de la personne (Baseline).

-Le contexte va définir les enjeux de la relation. 

-L’environnement va définir le lieu dans lequel se trouve la personne (porte, fenêtre, table, chaise, etc…)

-La baseline va définir les tics, réflexes et habitudes de la personne (remonter les lunettes sur le nez à répétition, nez qui coule, barbe qui gratte, etc…)

Un synergologue va tout d’abord apprendre à savoir dans quel état émotionnel se trouve la personne. 

Mentir active deux types d’émotions, deux négatives et une positive. 

-Les émotions négatives du mensonge sont la peur (peur d’être découvert) et la honte (la culpabilité engendrée par la transgression d’une règle morale). 

-L’émotion positive du mensonge est le délice de la duperie.

L’activation de ces deux types d’émotion pourra transparaître dans le comportement de la personne qui « NE DIT PAS ».

Ce mélange sera visible sur les expressions de son visage et notamment sur les gestes non-conscients de son corps.

Un synergologue connait le lexique des 1750 signaux corporels répertorier par la discipline qui va définir l ‘état émotionnel de la personne, et il peut maintenant s’appuyer sur un module que l’on nomme l’ACOR.

Celui-ci va permettre de mettre en corrélation ou non le verbale et le non-verbale d’une personne tout en questionnant la personne. Cette technique va permettre à la personne formée de questionner en entonnoir. Questionner large et au fur et à mesure les questions seront plus ciblées selon le/les gestes observés.

Le mécanisme psychologique d’une personne va former un bouclier de protection pour ne pas divulguer son mensonge à l’interlocuteur.  Au fil du temps de l’échange, les questions précises vont commencés à fracturer le bouclier de défense et à le fragiliser tout comme l’état émotionnel de la personne. 

Il est difficile de tout contrôler (verbale et gestuelle du corps) et de se souvenir des propos que la personne a dit avec précision il y a 20 minutes.

Apprendre les signaux corporels qui vont nous indiquer une fuite, une fermeture, un stress en lien avec le contexte et l’environnement sera la différence qu’un synergologue fera pour une relation authentique. 

En conclusion

Il faut tenir compte des éléments non verbaux du comportement d’un individu, être peu sensible aux stéréotypes qu’ont les gens à propos du comportement des menteurs. Il faut s’entraîner à leur observation et apprendre à écouter et comprendre la personne que l’on interroge.